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Cheveux & coiffure

Connaître son type de cheveux : ne confondez plus boucles, épaisseur et racines grasses

Élise Landemer 7 min de lecture
Gros plan pour connaître son type de cheveux : boucles, épaisseur et racines grasses

Pour connaître son type de cheveux, observez séparément leur forme naturelle, l’épaisseur de chaque fibre et l’état du cuir chevelu. Un cheveu peut être bouclé, fin et gras aux racines : ces caractéristiques ne se contredisent pas. La bonne méthode consiste à les croiser, plutôt qu’à chercher une seule étiquette censée tout expliquer.

Observer ses cheveux sans fausser le résultat

Commencez après un lavage habituel, sur une chevelure correctement rincée. Si un après-shampoing est nécessaire au démêlage, utilisez-le, puis rincez-le soigneusement. Pour cette observation, évitez les produits coiffants qui gainent fortement les mèches, le brushing et les plaques lissantes : ils modifient l’apparence que vous cherchez à identifier.

Testez vos connaissances sur votre type de cheveux

Répondez aux 7 questions pour vérifier vos connaissances. Une seule réponse est correcte à chaque étape.

Question 1 sur 7 Score : 0
  1. Démêlez délicatement vos cheveux, sans tirer sur les longueurs.
  2. Laissez-les sécher à l’air libre, sans les brosser pendant le séchage.
  3. Examinez plusieurs zones : tempes, sommet du crâne, nuque et pointes.
  4. Notez la forme des mèches sèches, puis observez les racines entre deux lavages.

Une seule mèche ne représente pas forcément toute la chevelure. Des ondulations peuvent côtoyer des boucles plus serrées. Répétez l’observation sur plusieurs lavages avant de conclure, surtout si vos cheveux sont habituellement attachés, lissés ou chargés de produits.

Les frisottis ne suffisent pas à identifier des cheveux bouclés. Recherchez plutôt un dessin qui se répète sur plusieurs mèches : un S, une spirale ou des courbures très serrées. Des pointes décolorées ou défrisées peuvent aussi masquer la forme naturelle ; les repousses non traitées constituent alors un meilleur repère.

Repérer sa forme parmi les types 1 à 4

La classification d’André Walker sert de repère pour distinguer 4 grandes catégories de cheveux, numérotées de 1 à 4. Les subdivisions couramment utilisées, de A à C, précisent leur aspect. Cette grille décrit surtout la forme : elle ne mesure ni la santé du cheveu ni ses besoins à elle seule.

Illustration pour connaître son type de cheveux en observant les formes lisses, ondulées, bouclées et crépues
Illustration pour connaître son type de cheveux en observant les formes lisses, ondulées, bouclées et crépues
TypeAspect naturelRepères des sous-types
1 : lissesLes longueurs restent droites, sans ondulation régulière.Les appellations 1A, 1B et 1C distinguent généralement une fibre très droite, davantage de corps, puis une texture plus marquée. Ces distinctions sont moins uniformisées.
2 : ondulésLes mèches dessinent des S, sans former partout des spirales.2A : ondulations légères ; 2B : S plus nets ; 2C : ondulations prononcées, parfois mêlées de boucles.
3 : bouclés à frisésDes spirales se forment naturellement.3A : boucles larges ; 3B : boucles plus resserrées ; 3C : tire-bouchons serrés.
4 : frisés à crépusLes courbures sont très serrées et la longueur se rétracte au séchage.4A : petites boucles souvent visibles en S ; 4B : courbures plus anguleuses ; 4C : dessin très serré, parfois difficile à distinguer sans mise en forme.

Les frontières restent souples : les mots « frisé » et « crépu » ne recouvrent pas toujours exactement les mêmes catégories selon les usages. Un profil « 2B sur le dessus, 3A à la nuque » est parfaitement utile. Inutile de forcer toutes vos mèches dans une case.

La rétractation des cheveux crépus ne signifie pas qu’ils poussent moins. Elle correspond à l’écart entre leur longueur étirée et leur longueur apparente. De même, un cheveu 4C n’est pas nécessairement épais : sa forme et son diamètre sont deux caractéristiques distinctes.

Distinguer épaisseur, densité et nature du cuir chevelu

Pour préciser votre diagnostic, retenez 3 critères complémentaires : nature, texture et forme. Le terme « texture » étant parfois utilisé pour parler des boucles et parfois du diamètre, mieux vaut décrire concrètement ce que vous observez.

Cheveux fins ou épais : regarder une fibre, pas le volume

Posez un cheveu naturellement tombé sur une feuille contrastante, à côté d’un fil à coudre. Ce rapprochement donne un repère visuel, mais pas une mesure fiable : les fils eux-mêmes ont des diamètres variables. Une fibre à peine perceptible entre les doigts est plutôt fine ; une fibre bien perceptible est plutôt épaisse ; entre les deux, elle est moyenne.

La densité correspond, elle, au nombre de cheveux sur une surface du cuir chevelu. On peut donc avoir beaucoup de cheveux fins, ou des cheveux épais mais peu nombreux. Le volume dépend aussi des boucles, de la coupe et du coiffage : il ne permet pas, seul, de conclure.

Secs, normaux, gras ou mixtes : séparer racines et longueurs

Les 4 natures couramment décrites correspondent à des observations différentes. Des racines rapidement luisantes et des mèches qui se regroupent évoquent un cuir chevelu gras. Un cuir chevelu dit normal reste confortable, sans excès de sébum gênant. Des longueurs rêches et difficiles à démêler signalent plutôt une sécheresse de la fibre. Les cheveux mixtes associent racines grasses et pointes sèches.

Il existe parfois un véritable fossé entre les besoins des racines et ceux des pointes. Imaginez votre chevelure comme un terrain à deux rives : le shampoing agit surtout côté cuir chevelu, tandis que l’après-shampoing protège les longueurs. Vouloir traiter les deux avec la même richesse peut graisser la première rive sans suffisamment protéger la seconde. Une application ciblée vaut souvent mieux qu’un changement complet de produits.

Transformer ce portrait en routine adaptée

Votre résultat peut tenir en une phrase : « cheveux ondulés 2B, fins, denses, avec racines grasses et pointes sèches ». Cette description est plus utile qu’un simple code pour choisir vos soins.

  • Pour le shampoing : partez des besoins du cuir chevelu. Lavez selon son inconfort et son niveau de sébum, sans imposer un espacement qui vous laisse avec des démangeaisons.
  • Pour l’après-shampoing : ciblez les longueurs et les pointes. Une texture légère convient souvent mieux aux fibres fines facilement alourdies.
  • Pour les boucles : essayez une mousse ou un gel pour maintenir leur dessin. Une crème peut apporter de la souplesse, mais une quantité excessive risque d’aplatir les mèches.
  • Pour les cheveux frisés ou crépus : privilégiez un démêlage doux, par sections, avec suffisamment de glissant. Dosez les soins selon la sécheresse réelle, pas uniquement selon le numéro du type.

Modifiez un élément à la fois et observez le résultat sur plusieurs utilisations : toucher, facilité de démêlage, tenue des boucles et confort du cuir chevelu. Des frisottis ne justifient pas automatiquement un masque plus riche ; ils peuvent aussi accompagner la forme naturelle ou une manipulation à sec.

Réévaluer son type quand la chevelure change

La forme naturelle dépend largement de caractéristiques génétiques, mais l’apparence des cheveux évolue. L’âge, les variations hormonales, certains médicaments ou des déséquilibres alimentaires peuvent modifier leur densité, leur diamètre ou leur comportement. La chaleur répétée et les traitements chimiques peuvent également altérer la fibre sans transformer la nature des nouvelles repousses.

Le renouvellement est progressif : la durée de vie d’un cheveu est parfois donnée autour de 7 ans, avec de grandes variations individuelles. Ce repère ne signifie pas que toute la chevelure change simultanément ou selon un calendrier fixe.

Refaites votre observation si vos soins habituels ne conviennent plus. En revanche, une chute soudaine, une raie qui s’élargit rapidement, des plaques ou des démangeaisons persistantes demandent un avis médical plutôt qu’une nouvelle classification. L’objectif reste de comprendre votre chevelure telle qu’elle est, pas de la faire correspondre à un idéal.

Élise Landemer

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